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1er août 2005 Bonjour à toutes, C’est maintenant officiel ! Mon bulletin de candidature, appuyé par plus de 1250 signatures réparties dans 105 circonscriptions, a été vérifié et accepté par la présidente d’élection. Je suis donc officiellement dans la course. Lors du dépôt de mon bulletin, mes premiers mots ont été pour remercier chaleureusement tous ceux d’entre vous qui avez bien voulu m’appuyer de vos signatures et de vos témoignages d’encouragement. Sans votre aide précieuse, je n’en serais pas là. Un merci tout spécial à ceux et ils sont nombreux qui se sont investis personnellement pour rejoindre d’autres membres et les faire signer, ou pour recruter de nouveaux membres. J’entreprends donc avec vous une nouvelle étape : celle de convaincre une majorité de membres du Parti Québécois de me choisir comme leur prochain chef. Le départ très réussi de ma campagne me donne bon espoir de réussir. Mon programme tient en quelques mots : je veux faire l’indépendance du Québec, et la faire rapidement et correctement, afin de bâtir ici un pays prospère et solidaire dont nous pourrons tous être fiers parce qu’il correspondra à nos valeurs. Pour y arriver, j’inviterai les Québécois à répondre positivement, lors d’un référendum tenu tôt après la victoire électorale, à une question simple, claire et limpide. Et, une fois cette volonté clairement exprimée par les hommes et les femmes du Québec de se donner un pays bien à eux, je m’engage à y donner suite rapidement, mais en prenant le temps nécessaire pour en préparer soigneusement la mise en œuvre. Ainsi, lorsque l’indépendance sera déclarée, tout aura été mis en place pour que la transition se fasse correctement, harmonieusement, en préservant les échanges et la monnaie. Le pays que je veux construire avec vous, c’est celui qui est dessiné, à grands traits, dans le programme adopté lors du dernier Congrès du Parti Québécois : un Québec qui crée de la richesse, mais qui se préoccupe également de savoir comment cette richesse sera partagée entre les individus et entre les régions. Un Québec fier de sa diversité, mais assuré de son caractère francophone. Un Québec respectueux de l’environnement, et qui conçoit son progrès dans une perspective de développement durable et soutenable. Et j’ajouterais : un Québec généreux envers les nations qui sont moins favorisées. En somme, un Québec solide, un Québec solidaire. Soyons-en conscients : l’étape décisive est arrivée, celle du choix entre rester une province comme les autres ou devenir un pays souverain. Dans cette conjoncture historique, choisir le chef du PQ, c’est choisir la personne qui sera la mieux placée pour conduire le Québec à son indépendance. La personne qui, par son expérience, sa maturité, son leadership, saura gagner la confiance de la population. Car si les Québécois n’ont pas entièrement confiance dans la personne qui dirigera leurs destinées et les appellera à être pleinement responsables d’eux-mêmes, ils hésiteront à franchir le pas décisif qu’il leur reste à poser pour atteindre leur pleine maturité politique. Pour ma part, j’ai fait mes preuves et je sais que c’est un défi que je suis capable de relever.
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| Payé et autorosé par Claude Archambault, représentant officiel de Louis Bernard. |