À la défense de Kahnawake
07 février 2010
Tout Québécois francophone soucieux de préserver son identité culturelle et celle de sa nation devrait comprendre instinctivement le geste posé récemment par le Conseil mohawk de Kahnawake d’exiger que les personnes qui ne sont pas membres de la communauté mohawk quittent le territoire de la réserve. C’est un geste de défense identitaire tout à fait analogue à celui que le Québec a posé en adoptant la Charte de la langue française.

Depuis quatre cents ans, les Mokawks ont réussi à préserver leur société distincte malgré toute la pression sociale, économique et culturelle à laquelle ils ont été soumis au Québec, au Canada et aux États-Unis. Ils ont presque perdu leur langue et ont perdu une large partie de leur capacité de se gouverner eux-mêmes. Ils ont perdu la plus grande part du territoire que le roi de France avait réservé à leur intention sur la rive sud de Montréal. Il ne leur reste, comme rempart principal de leur identité collective, qu’un petit territoire à l’entrée sud du Pont Mercier. Ils tiennent à le défendre, comme ils l’ont toujours fait, comme la prunelle de leurs yeux. Qui pourrait les blâmer ?

Nous sommes près de six millions de Québécois francophones. Et nous craignons pour notre sécurité identitaire, comme l’a constaté la Commission Bouchard-Taylor. Ils ne sont que huit mille Mohawks à Kahnawake. Comment pourraient-ils permettent que, par mariage ou cohabitation, de plus en plus de non-Mohawks viennent s’établir sur leur territoire ? Quand on connait les relations de plus en plus étroites et fréquentes entre les personnes dans nos sociétés contemporaines, combien d’années, pensez-vous, que ça prendrait avant que le caractère mohawk du territoire s’atténue et vienne même à disparaitre ?

Je connais bien les Mohawks de Kahnawake. En 1999, j’ai participé à la négociation de dix ententes qui sont le fondement des relations que le Québec entretient avec eux et, présentement, je participe à la révision de ces ententes. J’apprécie énormément leur fierté nationale et leur désir d’assurer la continuation de leur communauté millénaire. Je sais de manière certaine qu’ils n’entretiennent aucun mépris à l’égard de leur voisins non-mohawks et qu’ils veulent développer avec eux des relations fondées sur la compréhension et le respect mutuel. À nous de les comprendre et de les aider dans cette tâche difficile. La présence parmi nous d’une communauté mohawk vibrante et dynamique est une richesse pour le Québec.

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Daniel Garceau, 62 ans, Saint-Eustache
Date: 2010-02-07 à 15:56

Ayoye!
Quand allons-nous bouter les anglais dehors nous aussi?

Je serais probablement plus en faveur de la défense des Mohawks s'ils payaient leurs factures d'Hydro, leurs impôts, ne faisaient pas la contrbande d'armes, de cigarettes et d'alcool.

Vous en avez beaucoup des amis comme ça?

Gilles G?©nier, 77 ans, Brossard
Date: 2010-02-07 à 17:03

J'ai bien aimé cet article mais je suis resté sur mon appétit. J'aurais aimé voir au moins un paragraphe sur la contrebande qu'on y fait, sur le refus de participer avec les polices du reste du pays et sur le refus de prélever des taxes sur leurs ventes aux non-autochtones.

L?©once Naud, 65 ans, Qu?©bec
Date: 2010-02-07 à 23:26

Sur quoi au juste repose le "titre indien"?

roger warren, 52 ans, sherbrooke
Date: 2010-02-08 à 13:05

Je viens de vous entendre monsieur Bernard sur le 98,5 et je me demande bien comment on peut mesurer le pourcentage de sang indien chez une personne.Vous avez dit qu'il fallait atteindre 75%.Voulez-vous élaborer un peu sur la méthodologie svp?

L?©once Naud, 65 ans, Qu?©bec
Date: 2010-02-08 à 23:11

À ma connaissance, nulle science n'a jamais identifié de "sang Blanc", de "sang Noir", de "sang Jaune" ou de "sang Indien", ni au Canada, ni au Québec, ni ailleurs dans le monde.

Par exemple, plusieurs parlent de "Blancs" même si personne n'est en mesure de définir ce qu'est un "Blanc". Mon amie Édith, québécoise née ici mais dont la mère est une Maya pure laine, est-elle "Blanche"? Sa peau est plutôt brune et elle a vraiment l'allure d'une Maya. Et sa mère, Maya originaire du Mexique et qui habite aujourd'hui en Outaouais, a-t-elle le "bon" sang Indien ? Semble-t-il que non. Pourtant, les Mayas ne sont-ils pas aussi Indiens que les Iroquois?

Ne serions-nous pas bien avisés de remettre en question le racisme institutionnel du gouvernement canadien et de retrouver l'attitude qui prévalait entre Français et Indiens avant l'arrivée de l'Empire britannique?

S'adressant à des Indiens, Samuel de Champlain s'exprima ainsi: «Nos garçons se marieront à vos filles, et nous ne serons plus qu'un peuple.»

Une expérience passée à titre de "Research Officer, Department of Indian Affairs" à Ottawa n'est pas étrangère à l'approche qui est aujourd'hui la mienne.



Monique Asselin, 60 ans, Sainte-Th?©r?®se
Date: 2010-02-09 à 12:20

Bien que je sois «soucieuse que soit préservée notre identité culturelle québécoise»,je trouve choquante la volonté d'exclusion par la communauté mohawk des non autochtones installés dans la réserve. Particulièrement les conjoints blancs des femmes autochtones. Je n'y trouve aucune analogie avec la Chartre de la langue française. Je réprouve le délai décrété pour quitter le territoire. Je peux bien comprendre que ce peuple cherche à protéger sa culture, mais d'abord, de quelle culture s'agit-il? Il a perdu sa langue et adopte de plus en plus l'anglais (on peut comprendre puisque le territoire s'étend aussi aux É.U. et que l'anglais devient une langue commune pour les différentes nations autochtones). Censé être une société matriarchale, il déchoit ses femmes de leur identité si elles s'établissent avec un blanc. En fait, des Mohawk je connais surtout les Warriors, le blocus de la route de Châteauguay, la contrebande et les casinos, les querelles inter-tribale et leur agressivité ouverte.
J'ai confiance en votre jugement la plupart du temps, monsieur Bernard. Peut-être que vous pourriez inciter les Mohawk à une utilisation plus positive des médias. Peut-être que vous pourriez les aider à projeter une meilleure image de leur culture et de leurs projets. C'est possiblement leur proximité qui les rend si agressifs; c'est possiblement aussi notre indifférence qui les fait crier si fort, car nous faisons peu de cas de l'approche plus pondérée d'un Ghislain Picard et des dénonciations de Richard Desjardins concernant le sort de Algonquins d'Abitibi. Mais le dernier fait d'arme des Mohawks me les rend davantage antipathiques.

roger warren, 52 ans, sherbrooke
Date: 2010-02-09 à 14:25

Reste une question fondamentale.
Pendant combien de milliers d'années,ces gens qui se seront reproduits en vase clos dans la consanguinité continueront-ils à profiter gratuitement de tous les services de santé,d'éducation,de sécurité publique etc,tout en ne partageant jamais les coûts de ces services?
Seront-ils voués à jamais à cette condition de parasites?

Warren Peace, 61 ans, Rouyn-Noranda
Date: 2010-02-09 à 20:43

Je comprends parfaitement la position identitaire des Mohawks mais je n'en condamne pas moins leur geste, que je qualifierai de réaction excessive et inappropriée.

Cela dit...

Les réserves autochtones ne sont pas extensibles. Je connais davantage la situation des réserves algonquines, dont je suis un peu le voisin. La promiscuité y règne, ce qui génère des problèmes sociaux dont je crois qu'ils sont absents des communautés mohawk.

Il n'en demeure pas moins que le concept de "réserve autochtone" est un concept raciste, auquel les Mohawks donnent une réponse ethnocentriste, tout aussi inacceptable que le concept raciste de "Réserve".

Sans compter que la ghettoïsation produit rarement des résultats heureux.

= = =

Le problème, c'est que le coup de force des Mohawks équivaut à botter le cul de leurs plus grands alliés parmi les "Blancs". Après tout, qui expulsent-ils? Des blancs amoureux d'une femme Mohawk? Des amis?

Peu importe. Ces "expulsés", à qui les Mohawks laissent vraiment bien peu de temps pour déguerpir, ne sont pas responsables de l'acculturation appréhendée.

= = =

Le "Indian Act" est une Loi raciste. Les Mohawks répliquent par un règlement qui ne vaut guère mieux. Mais je les comprends.

Sans doute la réaction serait-elle plus positive si ils réclamaient l'abrogation du Indian Act et renonçaient aux quelques privilèges fiscaux qui s'y rattachent, en contrepartie d'une reconnaissance plus égalitaire de leurs droits.

= = =

Oui, l'apport culturel des communautés autochtones enrichit le Québec. Mais l'enrichissement ne sera permanent que dans la mesure où la pérennité de la culture amérindienne ne sera pas menacée par le placement à long terme des enfants autochtones dans des familles d'accueil "blanches" (Loi sur la Protection de la jeunesse).

RÉPONSE DE LOUIS BERNARD
Date: 2010-02-11 à 15:47

Soyons clairs. Nous, Québécois, n’avons pas à approuver ou à condamner la décision de Kahnawake d’exiger que les non-Mohawks quittent leur réserve: nous avons simplement à essayer de la comprendre. Ce sont leurs affaires et c’est à eux d’en décider. Ils constituent une communauté qui existe depuis beaucoup plus longtemps que la nôtre, et ils ont autant de droit que nous de vouloir la protéger. Ils n’ont jamais été conquis, et nous avons fait plusieurs traités et alliance avec eux au temps de la Nouvelle-France. Le territoire actuel de Kahnawake n’est que le résidu d’un territoire beaucoup plus grand que le roi Louis XIV avait constitué en seigneurie à leur intention. Ce territoire réduit a ensuite été transformé en réserve au milieu du XIXe siècle. Nous ne pouvons pas, légitimement, les empêcher maintenant de décider eux-mêmes comment ils doivent protéger leur chez-soi.

Le parallèle que j’ai fait entre la Charte de la langue française et la décision des Mohawks ne vise pas à assimiler les deux mesures : je voulais simplement dire que ce sont deux mesures différentes visant un même but de protection identitaire. Nous visons la protection de notre majorité francophone et ils visent la protection de leur territoire réservé de manière à préserver leur identité. C’est la seule protection qu’ils ont, ils n’en ont pas d’autres : on peut comprendre qu’ils veulent s’en servir.

La question du sang fait peur, sans doute à cause de l’horreur nazie. Mais il n’y a pas d’autre critère pour définir un autochtone. C’est le critère qui est employé partout dans le monde. Par exemple, pour qu’un Mohawk puisse entrer librement aux États-Unis, comme le lui permet le traité de Jay, il doit prouver qu’il a 50% de sang indien, c'est-à-dire que deux de ses quatre grands parents sont autochtones. Nous avons, pour nous définir, la langue française ou la citoyenneté canadienne; ils n’ont que le lignage héréditaire.

Quant au reproche qu’on fait aux autochtones de ne pas payer de taxes et de recevoir gratuitement certains services publics, c’est un arrangement qui date du début de la colonisation. Nous avons envahi leurs territoires sans leur demander la permission, et en échange nous leur avons réservé des terres et donné certains services. Cet état de choses peut certes être changé, mais pas unilatéralement. Il faudra en négocier les modalités dans de nouveaux traités qui pourront être conclus avec eux.

Quant au commerce illégal des cigarettes ou à la contrebande, évitons de généraliser. Est-ce que tous les Italiens du Québec sont des mafiosi parce qu’il existe un Vic Cotroni, ou tous les Québécois des Hell’s Angels parce qu’il existe un Mom Boucher ? La grande majorité des Mohawks respectent les lois, payent leur compte d’électricité et d’immatriculation et la collaboration entre les Peacekeepers mohawks et la Sureté du Québec est tout à fait adéquate.

Traitons les autres nations comme nous voulons être traités nous-mêmes.

, ans,
Date: 2010-02-14 à 19:15

Soyons clairs. Nous, Québécois, n’avons pas à approuver ou à condamner la décision de Kahnawake d’exiger que les non-Mohawks quittent leur réserve: nous avons simplement à essayer de la comprendre. Ce sont leurs affaires et c’est à eux d’en décider. Ils constituent une communauté qui existe depuis beaucoup plus longtemps que la nôtre, et ils ont autant de droit que nous de vouloir la protéger. Ils n’ont jamais été conquis, et nous avons fait plusieurs traités et alliance avec eux au temps de la Nouvelle-France. Le territoire actuel de Kahnawake n’est que le résidu d’un territoire beaucoup plus grand que le roi Louis XIV avait constitué en seigneurie à leur intention. Ce territoire réduit a ensuite été transformé en réserve au milieu du XIXe siècle. Nous ne pouvons pas, légitimement, les empêcher maintenant de décider eux-mêmes comment ils doivent protéger leur chez-soi.

Le parallèle que j’ai fait entre la Charte de la langue française et la décision des Mohawks ne vise pas à assimiler les deux mesures : je voulais simplement dire que ce sont deux mesures différentes visant un même but de protection identitaire. Nous visons la protection de notre majorité francophone et ils visent la protection de leur territoire réservé de manière à préserver leur identité. C’est la seule protection qu’ils ont, ils n’en ont pas d’autres : on peut comprendre qu’ils veulent s’en servir.

La question du sang fait peur, sans doute à cause de l’horreur nazie. Mais il n’y a pas d’autre critère pour définir un autochtone. C’est le critère qui est employé partout dans le monde. Par exemple, pour qu’un Mohawk puisse entrer librement aux États-Unis, comme le lui permet le traité de Jay, il doit prouver qu’il a 50% de sang indien, c'est-à-dire que deux de ses quatre grands parents sont autochtones. Nous avons, pour nous définir, la langue française ou la citoyenneté canadienne; ils n’ont que le lignage héréditaire.

Quant au reproche qu’on fait aux autochtones de ne pas payer de taxes et de recevoir gratuitement certains services publics, c’est un arrangement qui date du début de la colonisation. Nous avons envahi leurs territoires sans leur demander la permission, et en échange nous leur avons réservé des terres et donné certains services. Cet état de choses peut certes être changé, mais pas unilatéralement. Il faudra en négocier les modalités dans de nouveaux traités qui pourront être conclus avec eux.

Quant au commerce illégal des cigarettes ou à la contrebande, évitons de généraliser. Est-ce que tous les Italiens du Québec sont des mafiosi parce qu’il existe un Vic Cotroni, ou tous les Québécois des Hell’s Angels parce qu’il existe un Mom Boucher ? La grande majorité des Mohawks respectent les lois, payent leur compte d’électricité et d’immatriculation et la collaboration entre les Peacekeepers mohawks et la Sureté du Québec est tout à fait adéquate.

Traitons les autres nations comme nous voulons être traités nous-mêmes.

, ans,
Date: 2010-02-14 à 23:40

Soyons clairs. Nous, Québécois, n’avons pas à approuver ou à condamner la décision de Kahnawake d’exiger que les non-Mohawks quittent leur réserve: nous avons simplement à essayer de la comprendre. Ce sont leurs affaires et c’est à eux d’en décider. Ils constituent une communauté qui existe depuis beaucoup plus longtemps que la nôtre, et ils ont autant de droit que nous de vouloir la protéger. Ils n’ont jamais été conquis, et nous avons fait plusieurs traités et alliance avec eux au temps de la Nouvelle-France. Le territoire actuel de Kahnawake n’est que le résidu d’un territoire beaucoup plus grand que le roi Louis XIV avait constitué en seigneurie à leur intention. Ce territoire réduit a ensuite été transformé en réserve au milieu du XIXe siècle. Nous ne pouvons pas, légitimement, les empêcher maintenant de décider eux-mêmes comment ils doivent protéger leur chez-soi.

Le parallèle que j’ai fait entre la Charte de la langue française et la décision des Mohawks ne vise pas à assimiler les deux mesures : je voulais simplement dire que ce sont deux mesures différentes visant un même but de protection identitaire. Nous visons la protection de notre majorité francophone et ils visent la protection de leur territoire réservé de manière à préserver leur identité. C’est la seule protection qu’ils ont, ils n’en ont pas d’autres : on peut comprendre qu’ils veulent s’en servir.

La question du sang fait peur, sans doute à cause de l’horreur nazie. Mais il n’y a pas d’autre critère pour définir un autochtone. C’est le critère qui est employé partout dans le monde. Par exemple, pour qu’un Mohawk puisse entrer librement aux États-Unis, comme le lui permet le traité de Jay, il doit prouver qu’il a 50% de sang indien, c'est-à-dire que deux de ses quatre grands parents sont autochtones. Nous avons, pour nous définir, la langue française ou la citoyenneté canadienne; ils n’ont que le lignage héréditaire.

Quant au reproche qu’on fait aux autochtones de ne pas payer de taxes et de recevoir gratuitement certains services publics, c’est un arrangement qui date du début de la colonisation. Nous avons envahi leurs territoires sans leur demander la permission, et en échange nous leur avons réservé des terres et donné certains services. Cet état de choses peut certes être changé, mais pas unilatéralement. Il faudra en négocier les modalités dans de nouveaux traités qui pourront être conclus avec eux.

Quant au commerce illégal des cigarettes ou à la contrebande, évitons de généraliser. Est-ce que tous les Italiens du Québec sont des mafiosi parce qu’il existe un Vic Cotroni, ou tous les Québécois des Hell’s Angels parce qu’il existe un Mom Boucher ? La grande majorité des Mohawks respectent les lois, payent leur compte d’électricité et d’immatriculation et la collaboration entre les Peacekeepers mohawks et la Sureté du Québec est tout à fait adéquate.

Traitons les autres nations comme nous voulons être traités nous-mêmes.

, ans,
Date: 2010-02-14 à 23:40

Soyons clairs. Nous, Québécois, n’avons pas à approuver ou à condamner la décision de Kahnawake d’exiger que les non-Mohawks quittent leur réserve: nous avons simplement à essayer de la comprendre. Ce sont leurs affaires et c’est à eux d’en décider. Ils constituent une communauté qui existe depuis beaucoup plus longtemps que la nôtre, et ils ont autant de droit que nous de vouloir la protéger. Ils n’ont jamais été conquis, et nous avons fait plusieurs traités et alliance avec eux au temps de la Nouvelle-France. Le territoire actuel de Kahnawake n’est que le résidu d’un territoire beaucoup plus grand que le roi Louis XIV avait constitué en seigneurie à leur intention. Ce territoire réduit a ensuite été transformé en réserve au milieu du XIXe siècle. Nous ne pouvons pas, légitimement, les empêcher maintenant de décider eux-mêmes comment ils doivent protéger leur chez-soi.

Le parallèle que j’ai fait entre la Charte de la langue française et la décision des Mohawks ne vise pas à assimiler les deux mesures : je voulais simplement dire que ce sont deux mesures différentes visant un même but de protection identitaire. Nous visons la protection de notre majorité francophone et ils visent la protection de leur territoire réservé de manière à préserver leur identité. C’est la seule protection qu’ils ont, ils n’en ont pas d’autres : on peut comprendre qu’ils veulent s’en servir.

La question du sang fait peur, sans doute à cause de l’horreur nazie. Mais il n’y a pas d’autre critère pour définir un autochtone. C’est le critère qui est employé partout dans le monde. Par exemple, pour qu’un Mohawk puisse entrer librement aux États-Unis, comme le lui permet le traité de Jay, il doit prouver qu’il a 50% de sang indien, c'est-à-dire que deux de ses quatre grands parents sont autochtones. Nous avons, pour nous définir, la langue française ou la citoyenneté canadienne; ils n’ont que le lignage héréditaire.

Quant au reproche qu’on fait aux autochtones de ne pas payer de taxes et de recevoir gratuitement certains services publics, c’est un arrangement qui date du début de la colonisation. Nous avons envahi leurs territoires sans leur demander la permission, et en échange nous leur avons réservé des terres et donné certains services. Cet état de choses peut certes être changé, mais pas unilatéralement. Il faudra en négocier les modalités dans de nouveaux traités qui pourront être conclus avec eux.

Quant au commerce illégal des cigarettes ou à la contrebande, évitons de généraliser. Est-ce que tous les Italiens du Québec sont des mafiosi parce qu’il existe un Vic Cotroni, ou tous les Québécois des Hell’s Angels parce qu’il existe un Mom Boucher ? La grande majorité des Mohawks respectent les lois, payent leur compte d’électricité et d’immatriculation et la collaboration entre les Peacekeepers mohawks et la Sureté du Québec est tout à fait adéquate.

Traitons les autres nations comme nous voulons être traités nous-mêmes.

, ans,
Date: 2010-02-15 à 13:14

Soyons clairs. Nous, Québécois, n’avons pas à approuver ou à condamner la décision de Kahnawake d’exiger que les non-Mohawks quittent leur réserve: nous avons simplement à essayer de la comprendre. Ce sont leurs affaires et c’est à eux d’en décider. Ils constituent une communauté qui existe depuis beaucoup plus longtemps que la nôtre, et ils ont autant de droit que nous de vouloir la protéger. Ils n’ont jamais été conquis, et nous avons fait plusieurs traités et alliance avec eux au temps de la Nouvelle-France. Le territoire actuel de Kahnawake n’est que le résidu d’un territoire beaucoup plus grand que le roi Louis XIV avait constitué en seigneurie à leur intention. Ce territoire réduit a ensuite été transformé en réserve au milieu du XIXe siècle. Nous ne pouvons pas, légitimement, les empêcher maintenant de décider eux-mêmes comment ils doivent protéger leur chez-soi.

Le parallèle que j’ai fait entre la Charte de la langue française et la décision des Mohawks ne vise pas à assimiler les deux mesures : je voulais simplement dire que ce sont deux mesures différentes visant un même but de protection identitaire. Nous visons la protection de notre majorité francophone et ils visent la protection de leur territoire réservé de manière à préserver leur identité. C’est la seule protection qu’ils ont, ils n’en ont pas d’autres : on peut comprendre qu’ils veulent s’en servir.

La question du sang fait peur, sans doute à cause de l’horreur nazie. Mais il n’y a pas d’autre critère pour définir un autochtone. C’est le critère qui est employé partout dans le monde. Par exemple, pour qu’un Mohawk puisse entrer librement aux États-Unis, comme le lui permet le traité de Jay, il doit prouver qu’il a 50% de sang indien, c'est-à-dire que deux de ses quatre grands parents sont autochtones. Nous avons, pour nous définir, la langue française ou la citoyenneté canadienne; ils n’ont que le lignage héréditaire.

Quant au reproche qu’on fait aux autochtones de ne pas payer de taxes et de recevoir gratuitement certains services publics, c’est un arrangement qui date du début de la colonisation. Nous avons envahi leurs territoires sans leur demander la permission, et en échange nous leur avons réservé des terres et donné certains services. Cet état de choses peut certes être changé, mais pas unilatéralement. Il faudra en négocier les modalités dans de nouveaux traités qui pourront être conclus avec eux.

Quant au commerce illégal des cigarettes ou à la contrebande, évitons de généraliser. Est-ce que tous les Italiens du Québec sont des mafiosi parce qu’il existe un Vic Cotroni, ou tous les Québécois des Hell’s Angels parce qu’il existe un Mom Boucher ? La grande majorité des Mohawks respectent les lois, payent leur compte d’électricité et d’immatriculation et la collaboration entre les Peacekeepers mohawks et la Sureté du Québec est tout à fait adéquate.

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, ans,
Date: 2010-02-15 à 21:42

Soyons clairs. Nous, Québécois, n’avons pas à approuver ou à condamner la décision de Kahnawake d’exiger que les non-Mohawks quittent leur réserve: nous avons simplement à essayer de la comprendre. Ce sont leurs affaires et c’est à eux d’en décider. Ils constituent une communauté qui existe depuis beaucoup plus longtemps que la nôtre, et ils ont autant de droit que nous de vouloir la protéger. Ils n’ont jamais été conquis, et nous avons fait plusieurs traités et alliance avec eux au temps de la Nouvelle-France. Le territoire actuel de Kahnawake n’est que le résidu d’un territoire beaucoup plus grand que le roi Louis XIV avait constitué en seigneurie à leur intention. Ce territoire réduit a ensuite été transformé en réserve au milieu du XIXe siècle. Nous ne pouvons pas, légitimement, les empêcher maintenant de décider eux-mêmes comment ils doivent protéger leur chez-soi.

Le parallèle que j’ai fait entre la Charte de la langue française et la décision des Mohawks ne vise pas à assimiler les deux mesures : je voulais simplement dire que ce sont deux mesures différentes visant un même but de protection identitaire. Nous visons la protection de notre majorité francophone et ils visent la protection de leur territoire réservé de manière à préserver leur identité. C’est la seule protection qu’ils ont, ils n’en ont pas d’autres : on peut comprendre qu’ils veulent s’en servir.

La question du sang fait peur, sans doute à cause de l’horreur nazie. Mais il n’y a pas d’autre critère pour définir un autochtone. C’est le critère qui est employé partout dans le monde. Par exemple, pour qu’un Mohawk puisse entrer librement aux États-Unis, comme le lui permet le traité de Jay, il doit prouver qu’il a 50% de sang indien, c'est-à-dire que deux de ses quatre grands parents sont autochtones. Nous avons, pour nous définir, la langue française ou la citoyenneté canadienne; ils n’ont que le lignage héréditaire.

Quant au reproche qu’on fait aux autochtones de ne pas payer de taxes et de recevoir gratuitement certains services publics, c’est un arrangement qui date du début de la colonisation. Nous avons envahi leurs territoires sans leur demander la permission, et en échange nous leur avons réservé des terres et donné certains services. Cet état de choses peut certes être changé, mais pas unilatéralement. Il faudra en négocier les modalités dans de nouveaux traités qui pourront être conclus avec eux.

Quant au commerce illégal des cigarettes ou à la contrebande, évitons de généraliser. Est-ce que tous les Italiens du Québec sont des mafiosi parce qu’il existe un Vic Cotroni, ou tous les Québécois des Hell’s Angels parce qu’il existe un Mom Boucher ? La grande majorité des Mohawks respectent les lois, payent leur compte d’électricité et d’immatriculation et la collaboration entre les Peacekeepers mohawks et la Sureté du Québec est tout à fait adéquate.

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, ans,
Date: 2010-02-17 à 14:41

Soyons clairs. Nous, Québécois, n’avons pas à approuver ou à condamner la décision de Kahnawake d’exiger que les non-Mohawks quittent leur réserve: nous avons simplement à essayer de la comprendre. Ce sont leurs affaires et c’est à eux d’en décider. Ils constituent une communauté qui existe depuis beaucoup plus longtemps que la nôtre, et ils ont autant de droit que nous de vouloir la protéger. Ils n’ont jamais été conquis, et nous avons fait plusieurs traités et alliance avec eux au temps de la Nouvelle-France. Le territoire actuel de Kahnawake n’est que le résidu d’un territoire beaucoup plus grand que le roi Louis XIV avait constitué en seigneurie à leur intention. Ce territoire réduit a ensuite été transformé en réserve au milieu du XIXe siècle. Nous ne pouvons pas, légitimement, les empêcher maintenant de décider eux-mêmes comment ils doivent protéger leur chez-soi.

Le parallèle que j’ai fait entre la Charte de la langue française et la décision des Mohawks ne vise pas à assimiler les deux mesures : je voulais simplement dire que ce sont deux mesures différentes visant un même but de protection identitaire. Nous visons la protection de notre majorité francophone et ils visent la protection de leur territoire réservé de manière à préserver leur identité. C’est la seule protection qu’ils ont, ils n’en ont pas d’autres : on peut comprendre qu’ils veulent s’en servir.

La question du sang fait peur, sans doute à cause de l’horreur nazie. Mais il n’y a pas d’autre critère pour définir un autochtone. C’est le critère qui est employé partout dans le monde. Par exemple, pour qu’un Mohawk puisse entrer librement aux États-Unis, comme le lui permet le traité de Jay, il doit prouver qu’il a 50% de sang indien, c'est-à-dire que deux de ses quatre grands parents sont autochtones. Nous avons, pour nous définir, la langue française ou la citoyenneté canadienne; ils n’ont que le lignage héréditaire.

Quant au reproche qu’on fait aux autochtones de ne pas payer de taxes et de recevoir gratuitement certains services publics, c’est un arrangement qui date du début de la colonisation. Nous avons envahi leurs territoires sans leur demander la permission, et en échange nous leur avons réservé des terres et donné certains services. Cet état de choses peut certes être changé, mais pas unilatéralement. Il faudra en négocier les modalités dans de nouveaux traités qui pourront être conclus avec eux.

Quant au commerce illégal des cigarettes ou à la contrebande, évitons de généraliser. Est-ce que tous les Italiens du Québec sont des mafiosi parce qu’il existe un Vic Cotroni, ou tous les Québécois des Hell’s Angels parce qu’il existe un Mom Boucher ? La grande majorité des Mohawks respectent les lois, payent leur compte d’électricité et d’immatriculation et la collaboration entre les Peacekeepers mohawks et la Sureté du Québec est tout à fait adéquate.

Traitons les autres nations comme nous voulons être traités nous-mêmes.

, ans,
Date: 2010-02-17 à 22:28

Soyons clairs. Nous, Québécois, n’avons pas à approuver ou à condamner la décision de Kahnawake d’exiger que les non-Mohawks quittent leur réserve: nous avons simplement à essayer de la comprendre. Ce sont leurs affaires et c’est à eux d’en décider. Ils constituent une communauté qui existe depuis beaucoup plus longtemps que la nôtre, et ils ont autant de droit que nous de vouloir la protéger. Ils n’ont jamais été conquis, et nous avons fait plusieurs traités et alliance avec eux au temps de la Nouvelle-France. Le territoire actuel de Kahnawake n’est que le résidu d’un territoire beaucoup plus grand que le roi Louis XIV avait constitué en seigneurie à leur intention. Ce territoire réduit a ensuite été transformé en réserve au milieu du XIXe siècle. Nous ne pouvons pas, légitimement, les empêcher maintenant de décider eux-mêmes comment ils doivent protéger leur chez-soi.

Le parallèle que j’ai fait entre la Charte de la langue française et la décision des Mohawks ne vise pas à assimiler les deux mesures : je voulais simplement dire que ce sont deux mesures différentes visant un même but de protection identitaire. Nous visons la protection de notre majorité francophone et ils visent la protection de leur territoire réservé de manière à préserver leur identité. C’est la seule protection qu’ils ont, ils n’en ont pas d’autres : on peut comprendre qu’ils veulent s’en servir.

La question du sang fait peur, sans doute à cause de l’horreur nazie. Mais il n’y a pas d’autre critère pour définir un autochtone. C’est le critère qui est employé partout dans le monde. Par exemple, pour qu’un Mohawk puisse entrer librement aux États-Unis, comme le lui permet le traité de Jay, il doit prouver qu’il a 50% de sang indien, c'est-à-dire que deux de ses quatre grands parents sont autochtones. Nous avons, pour nous définir, la langue française ou la citoyenneté canadienne; ils n’ont que le lignage héréditaire.

Quant au reproche qu’on fait aux autochtones de ne pas payer de taxes et de recevoir gratuitement certains services publics, c’est un arrangement qui date du début de la colonisation. Nous avons envahi leurs territoires sans leur demander la permission, et en échange nous leur avons réservé des terres et donné certains services. Cet état de choses peut certes être changé, mais pas unilatéralement. Il faudra en négocier les modalités dans de nouveaux traités qui pourront être conclus avec eux.

Quant au commerce illégal des cigarettes ou à la contrebande, évitons de généraliser. Est-ce que tous les Italiens du Québec sont des mafiosi parce qu’il existe un Vic Cotroni, ou tous les Québécois des Hell’s Angels parce qu’il existe un Mom Boucher ? La grande majorité des Mohawks respectent les lois, payent leur compte d’électricité et d’immatriculation et la collaboration entre les Peacekeepers mohawks et la Sureté du Québec est tout à fait adéquate.

Traitons les autres nations comme nous voulons être traités nous-mêmes.

, ans,
Date: 2010-02-18 à 15:07

Soyons clairs. Nous, Québécois, n’avons pas à approuver ou à condamner la décision de Kahnawake d’exiger que les non-Mohawks quittent leur réserve: nous avons simplement à essayer de la comprendre. Ce sont leurs affaires et c’est à eux d’en décider. Ils constituent une communauté qui existe depuis beaucoup plus longtemps que la nôtre, et ils ont autant de droit que nous de vouloir la protéger. Ils n’ont jamais été conquis, et nous avons fait plusieurs traités et alliance avec eux au temps de la Nouvelle-France. Le territoire actuel de Kahnawake n’est que le résidu d’un territoire beaucoup plus grand que le roi Louis XIV avait constitué en seigneurie à leur intention. Ce territoire réduit a ensuite été transformé en réserve au milieu du XIXe siècle. Nous ne pouvons pas, légitimement, les empêcher maintenant de décider eux-mêmes comment ils doivent protéger leur chez-soi.

Le parallèle que j’ai fait entre la Charte de la langue française et la décision des Mohawks ne vise pas à assimiler les deux mesures : je voulais simplement dire que ce sont deux mesures différentes visant un même but de protection identitaire. Nous visons la protection de notre majorité francophone et ils visent la protection de leur territoire réservé de manière à préserver leur identité. C’est la seule protection qu’ils ont, ils n’en ont pas d’autres : on peut comprendre qu’ils veulent s’en servir.

La question du sang fait peur, sans doute à cause de l’horreur nazie. Mais il n’y a pas d’autre critère pour définir un autochtone. C’est le critère qui est employé partout dans le monde. Par exemple, pour qu’un Mohawk puisse entrer librement aux États-Unis, comme le lui permet le traité de Jay, il doit prouver qu’il a 50% de sang indien, c'est-à-dire que deux de ses quatre grands parents sont autochtones. Nous avons, pour nous définir, la langue française ou la citoyenneté canadienne; ils n’ont que le lignage héréditaire.

Quant au reproche qu’on fait aux autochtones de ne pas payer de taxes et de recevoir gratuitement certains services publics, c’est un arrangement qui date du début de la colonisation. Nous avons envahi leurs territoires sans leur demander la permission, et en échange nous leur avons réservé des terres et donné certains services. Cet état de choses peut certes être changé, mais pas unilatéralement. Il faudra en négocier les modalités dans de nouveaux traités qui pourront être conclus avec eux.

Quant au commerce illégal des cigarettes ou à la contrebande, évitons de généraliser. Est-ce que tous les Italiens du Québec sont des mafiosi parce qu’il existe un Vic Cotroni, ou tous les Québécois des Hell’s Angels parce qu’il existe un Mom Boucher ? La grande majorité des Mohawks respectent les lois, payent leur compte d’électricité et d’immatriculation et la collaboration entre les Peacekeepers mohawks et la Sureté du Québec est tout à fait adéquate.

Traitons les autres nations comme nous voulons être traités nous-mêmes.

, ans,
Date: 2010-02-19 à 12:27

Soyons clairs. Nous, Québécois, n’avons pas à approuver ou à condamner la décision de Kahnawake d’exiger que les non-Mohawks quittent leur réserve: nous avons simplement à essayer de la comprendre. Ce sont leurs affaires et c’est à eux d’en décider. Ils constituent une communauté qui existe depuis beaucoup plus longtemps que la nôtre, et ils ont autant de droit que nous de vouloir la protéger. Ils n’ont jamais été conquis, et nous avons fait plusieurs traités et alliance avec eux au temps de la Nouvelle-France. Le territoire actuel de Kahnawake n’est que le résidu d’un territoire beaucoup plus grand que le roi Louis XIV avait constitué en seigneurie à leur intention. Ce territoire réduit a ensuite été transformé en réserve au milieu du XIXe siècle. Nous ne pouvons pas, légitimement, les empêcher maintenant de décider eux-mêmes comment ils doivent protéger leur chez-soi.

Le parallèle que j’ai fait entre la Charte de la langue française et la décision des Mohawks ne vise pas à assimiler les deux mesures : je voulais simplement dire que ce sont deux mesures différentes visant un même but de protection identitaire. Nous visons la protection de notre majorité francophone et ils visent la protection de leur territoire réservé de manière à préserver leur identité. C’est la seule protection qu’ils ont, ils n’en ont pas d’autres : on peut comprendre qu’ils veulent s’en servir.

La question du sang fait peur, sans doute à cause de l’horreur nazie. Mais il n’y a pas d’autre critère pour définir un autochtone. C’est le critère qui est employé partout dans le monde. Par exemple, pour qu’un Mohawk puisse entrer librement aux États-Unis, comme le lui permet le traité de Jay, il doit prouver qu’il a 50% de sang indien, c'est-à-dire que deux de ses quatre grands parents sont autochtones. Nous avons, pour nous définir, la langue française ou la citoyenneté canadienne; ils n’ont que le lignage héréditaire.

Quant au reproche qu’on fait aux autochtones de ne pas payer de taxes et de recevoir gratuitement certains services publics, c’est un arrangement qui date du début de la colonisation. Nous avons envahi leurs territoires sans leur demander la permission, et en échange nous leur avons réservé des terres et donné certains services. Cet état de choses peut certes être changé, mais pas unilatéralement. Il faudra en négocier les modalités dans de nouveaux traités qui pourront être conclus avec eux.

Quant au commerce illégal des cigarettes ou à la contrebande, évitons de généraliser. Est-ce que tous les Italiens du Québec sont des mafiosi parce qu’il existe un Vic Cotroni, ou tous les Québécois des Hell’s Angels parce qu’il existe un Mom Boucher ? La grande majorité des Mohawks respectent les lois, payent leur compte d’électricité et d’immatriculation et la collaboration entre les Peacekeepers mohawks et la Sureté du Québec est tout à fait adéquate.

Traitons les autres nations comme nous voulons être traités nous-mêmes.


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