Pourquoi le Québec libre?
21 août 2007

Le quarantième anniversaire de la célèbre déclaration du Général de Gaulle de « Vive le Québec libre » remet à l'ordre du jour la question de l'indépendance du Québec. Pourquoi, en effet, faudrait-il faire du Québec un pays souverain ?

Comme me l'a fait remarquer récemment un de mes amis, il y a deux façons de répondre à cette question. On peut y répondre dans le sens de « à cause de quoi faut-il faire l'indépendance? », ou on peut y répondre dans le sens de « en vue de quoi faut-il faire l'indépendance? ». Les deux réponses sont évidemment valables, mais elles font appel à des motivations fort différentes.

À cause de quoi ?
Les principales raisons mises de l'avant jusqu'à maintenant pour préconiser l'indépendance du Québec ont surtout mis l'accent sur les injustices et les déficiences des arrangements constitutionnels actuels. C'est ainsi qu'on fait valoir que le Canada anglais a toujours refusé de reconnaître vraiment la nature binationale de la Confédération canadienne; que le fédéralisme canadien s'est avéré vicié, le gouvernement fédéral ayant toujours adopté une attitude centralisatrice, s'étant continuellement accaparé d'une trop large part des recettes fiscales et s'étant constamment ingéré dans les domaines réservés au Québec; que le poids démographique et politique du Québec au sein de la Confédération canadienne, qui dépassait le tiers en 1867, s'est progressivement effrité pour devenir moindre du quart en 2007; que la reconnaissance de la langue française dans les services fédéraux ou dans les domaines qui relèvent du parlement fédéral a toujours été et reste encore déficiente; et cetera et cetera.

Il va de soi que ces arguments ont du poids et restent valables. C'est d'ailleurs à la suite d'évènements comme la crise des Gens de l'air, le piétinement du drapeau du Québec ou le refus des accords du Lac Meech que le sentiment nationaliste a atteint ses sommets au Québec. Mais ce sont des arguments qui sont tournés vers le passé et qui mettent la faute sur les autres. Et ils ont leurs limites, car les autres ne font pas que des mauvais coups, la pratique du fédéralisme peut s'améliorer, les attitudes peuvent changer...

En vue de quoi ?
Personnellement, j'aime mieux mettre l'accent sur nous-mêmes et sur l'avenir. Les arguments qui, pour moi, ont le plus de poids sont ceux qui expliquent en vue de quoi il faut faire l'indépendance du Québec.

Car si nous voulons devenir souverains, c'est d'abord pour nous-mêmes. Non pour nous libérer des autres, mais pour être libres de nos choix. Non pour nous plaindre des décisions d'autrui, mais pour avoir les moyens de prendre nos propres décisions en vue de nous construire, ici, un pays qui corresponde vraiment à nos besoins et à nos aspirations. Non pour rejeter le fédéralisme, mais pour récupérer les pouvoirs qui nous manquent et les ressources financières qui nous échappent.

Et cela, en vue de faire un certains nombre de choses qui, dans le cadre constitutionnel actuel, échappent à notre portée.

D'abord, en vue de faire du Québec un pays français. Cela est une nécessité absolue pour assurer la pérennité du caractère français de la nation québécoise. Dans cette ère d'échanges et de communications, on ne peut pas faire abstraction de la situation géopolitique du Québec, petit ilot francophone au milieu d'une mer anglo-saxonne. Le français ne pourra y survivre que s'il est protégé par l'encadrement d'un État français. Or, tant qu'il fera partie du Canada, le Québec ne pourra jamais être un État français et restera toujours un pays bilingue puisque l'anglais y aura toujours droit de cité.

Ensuite, en vue de nous donner des règles de conduite sociale qui, dans tous les domaines, reflètent nos propres valeurs. N'y a-t-il pas quelque chose d'incongru à ce que ce soit à Ottawa que la députée Francine Lalonde doive présenter son projet de loi sur le suicide assisté? Qu'une question comme celle-là doive être décidée par un parlement où les Québécois sont largement minoritaires? Qu'il en soit de même pour le contrôle des armes à feu, pour l'usage de la marijuana, pour la lutte au crime organisé, pour la conduite en état d'ébriété, pour les libérations conditionnelles et pour toutes les autres matières qui relèvent du droit criminel? Ou pour toutes les autres matières, et elles sont nombreuses, qui relèvent du parlement fédéral?

Et aussi en vue d'être présents sur la scène internationale. Ce n'est que depuis le « Vive le Québec libre » du Général de Gaulle que le reste du monde connait l'existence du Québec. Pourtant, nous avons beaucoup à apporter aux autres nations en raison de notre histoire, de notre culture à la fois européenne et américaine, de notre créativité et de notre ouverture aux autres. Nous avons une contribution à faire et une aide à donner aux pays en voie de développement. Et nous avons aussi des intérêts à protéger dans les forums internationaux. Or il n'y a que les pays souverains qui ont droit de parole sur la scène internationale.

Enfin, en vue d'avoir pleins pouvoirs sur l'organisation de notre démocratie et de nos institutions politiques. À l'heure actuelle, nous ne pouvons modifier ni le caractère monarchique ni le caractère parlementaire de notre régime politique. Et il nous est très difficile, sinon impossible, de procéder à une véritable décentralisation des pouvoirs en créant des gouvernements régionaux démocratiquement élus qui permettraient à nos régions de se prendre en mains.

L'épanouissement de la nation
Tous admettent maintenant que les Québécois forment une nation. C'est-à-dire que le groupe national auquel ils s'identifient collectivement et qui assure leur continuité dans le temps est la nation québécoise. C'est cette nation qui, par ses institutions politiques, sociales, économiques et culturelles permet à chaque individu de se définir, de se développer et de trouver sa place dans le monde.

La nation québécoise est le fruit de 400 ans d'efforts pour implanter, en ce coin d'Amérique, un rameau français capable de survivre et de se développer. Malgré les épreuves et les temps difficiles, cette implantation a réussi à grandir pour devenir une société vibrante et dynamique. Mais c'est une nation qui reste encore fragile, incomplète et dont la construction reste à finir.

Je suis persuadé que, lorsqu'elle prendra pleinement conscience d'elle-même, de ses capacités et de ses possibilités d'avenir, elle n'hésitera plus à prendre les moyens pour qu'enfin vive le Québec libre.

Texte publié dans Le Devoir du 21 août 2007.

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, ans,
Date: 2007-08-21 à 10:24

Petite question à Louis Bernard et à tous les souverainistes: comment expliquer que depuis le temps qu'on en parle, avec l'appui de bien des journalistes, d'artistes, et une bonne partie de l'intelligentsia, la souveraineté ne soit pas faite et qu'elle semble maintenant plus éloignée que jamais? Le peuple serait-il un nigaud ou a-t-il plutôt compris qu'il y avait bien des avantages à être à la fois canadien et québécois. Du moins plus d'avantages que d'inconvénients. Que la canadianité faisait partie de la québécitude. Tous les sondages, depuis logtemps, témoignent de cette donne. Ne faudrait-il pas, en bon démocrate, en prendre finalement acte un jour?


Michel Lebel
Entrelacs, le 21 août 2007

, ans,
Date: 2007-08-21 à 12:12

"Tous admettent maintenant que les Québécois forment une nation. C’est-à-dire que le groupe national auquel ils s’identifient collectivement et qui assure leur continuité dans le temps est la nation québécoise. C’est cette nation qui, par ses institutions politiques, sociales, économiques et culturelles permet à chaque individu de se définir, de se développer et de trouver sa place dans le monde."(Louis Bernard)

Mais, nom de Dieu, M. Bernard, allez-vous un jour cessez de prendre vos idéaux pour des réalités?

Les Innuits du Nunavik (près du tiers du territoire du Québec) ne se considèrent pas faire partie de la nation québécoise.

Les Innus (Montagnais) avec lesquels vous avez vous même négocié le Nistassinan (autre tiers du territoire du Québec) ne se considèrent pas comme faisant partie de la nation québécoise.
Vous avez vous-même déclaré devant eux que vous négociez de "nation à nation"!

Les Métis, dont vous ne reconnaissez même pas l'existence, ne se considèrent pas de la nation québécoise.

Et il en est de même pour tous les autres peuples amérindiens du Québec et d'une majorité des Canadiens Anglais du Québec aussi, et des juifs ashkénazes (anglais), assidims, etc... et tant d'autres ethnies!

Vous avez un discours pour ceux-là et un autre devant le peuple Québécois, que vous ne reconnaissez même plus.

Vous avez le discours de Gérard Bouchard et de Sarkozy. Vous voulez imposer au peuple Québécois (Canadien français) une idéologie purement politique qui prétend que c'est l'État qui a produit le peuple, et non le contraire.

Vous évitez le peuple pour le soummettre à une nation-produit fabriqué par l'État.

Le peuple Québécois n'est pas le fruit de 400 ans d'efforts. Il existe DEPUIS 400 ans!

C'est au peuple à se donner un État, et par vos insistances et manigances, pendant les derniers 40 ans, à noyer le peuple dans une nation préfabriquée, vous avez du même coup noyé l'identitaire du peuple nécessaire à cette prise de conscience de lui-même pour accéder à la maturité et se donner cet État!

Ce peuple est toujours majoritaire chez-lui et est loin d'être aussi fragile que vous le prétendez, M. Bernard.

C'est bien plus votre nation-arificielle qui chancelle. Et elle rencontrera son Waterlo pendant la commission des accomoddements à ces entités auquelles vous nous forcez à abandonner nos légitimes prérogatives en droit en tant que peuple fondateur du Québec.

Bernard Desgagn?©, 49 ans, Gatineau
Date: 2007-08-21 à 13:07

Bonjour Monsieur Bernard,

Je suis heureux de vous lire après quelques semaines vacancières. En toute amitié, permettez-moi cependant une observation.

Le motif fondamental pour lequel il faut réaliser l'indépendance du Québec est la domination qu'il subit dans une fédération à laquelle il n'a jamais adhéré librement. Le reste n'est que conséquences et corolaires. Qu'on se tourne vers le passé, le présent ou l'avenir, le problème est le même et il ne trouvera sa solution qu'avec l'indépendance du Québec, puisque le fédéralisme est irréformable dans le sens de la liberté de la nation québécoise et qu'il a même évolué dans le sens contraire depuis 1867, y compris tout dernièrement.

Au lieu de dire «à cause de quoi» et «en vue de quoi», je préfère parler des conséquences passées, présentes et futures d'un même problème. Dans le passé, ce problème a entrainé la conscription, les mesures de guerre, le rapatriement de la Constitution en 1982, le torpillage de la Charte de la langue française par la Charte canadienne des droits et libertés, les mensonges et les combines fédéralistes de 1980 et de 1995, l'humiliation ayant entouré le rejet de l'accord du lac Meech, la Loi de clarification, le programme des commandites et bien d'autres choses encore. Dans le présent, ce problème est la cause de la centralisation, du déséquilibre fiscal, du bilinguisme délétère qui n'est qu'anglicisation pernicieuse et de l'impuissance du Québec à agir dans bien des domaines comme il le souhaiterait. À l'avenir, ce problème continuera d'empêcher les Québécois de s'autodéterminer, d'assurer la vigueur et le rayonnement de leur langue, de faire des choix correspondant à leurs valeurs et leurs aspirations et de se faire entendre sur la scène internationale.

S'il est plus motivant de se tourner vers l'avenir que vers le passé, je crois qu'il ne faut pas perdre de vue le motif fondamental, c'est-à-dire la domination que subit actuellement le Québec dans la fédération canadienne, comme il l'a subie dans le passé et comme il la subira à l'avenir, tant qu'il n'optera pas pour la souveraineté.

Ce point de vue dont je vous fais part a inspiré la lettre ci-dessous, publiée dans Le Devoir le 5 juillet.

La souveraineté est-elle encore nécessaire pour le Québec?
http://www.ledevoir.com/2007/07/05/149350.html

Luc Bertrand, 45 ans, Pointe-aux-Trembles
Date: 2007-08-21 à 16:15

Hé, monsieur! Qu'est-ce que vous devez regretter d'avoir finalement choisi de renoncer à vous présenter candidat contre madame Marois à la direction du Parti Québécois, ce fameux dimanche "historique" au restaurant El Capriccio de Pointe-aux-Trembles!

Malheureusement, depuis la démission de René Lévesque, on nous refait le même coup à chaque fois. Et à chaque fois, ça marche et ça conduit le parti dans l'abîme! La seule exception est mars 1988, quand la base du parti a plébiscité avec succès Jacques Parizeau pour remettre le PQ (et surtout son option!) sur les rails et lui redonner son sérieux et sa crédibilité.

Je partage votre analyse à 200%. Et ce n'est que des personnes de votre expérience, qui savent démontrer, froidement, patiemment, objectivement, par A + B = C que l'indépendance est la seule option valable pour le peuple québécois, en autant qu'il veuille bien se définir ainsi et prendre sa place parmi les nations "normales" de la planète!

Les arguments "négatifs" ou "passéïstes" que vous évoquez dans votre premier argumentaire ne fonctionne que lorsque l'ennemi (fédéraliste) commet l'erreur de relâcher la discipline qui lui permet de nous endormir. Lorsque cela se produit, nos "illettré(e)s politiques" se décident de nous croire, le comportement du "conquérant" de 1760 confirmant ce qu'on raconte sur lui dans nos livres d'histoire. Par contre, lorsqu'il agit de façon "ratoureuse" comme Stephen Harper depuis son fameux discours du 19 décembre 2005, ça ne marche plus.

Des pendaisons de Louis Riel, des émeutes réprimées comme en 1837-38, 1917, 1970 ou des mises à jour de complots ourdis comme le scandale des commandites ou Option Canada sont comme autant de coups de poing sur le boxeur fatigué que nous sommes: ça ne fait plus aucune différence.

Puisque les relations modernes entre les États et que notre destin nous a privé(e)s de la conjoncture favorable ayant permis à d'autres pays de voir le jour, il faut revenir sur les mérites tangibles pour le commun des mortels de faire du Québec le pays que nous voulons bâtir. Et il faut cesser immédiatement toute complaisance. Les ravages du néo-libéralisme qui ne cesse de déferler depuis la suppression des barrières des marchés ont laissé des traces (socio-économiques et également politiques) qui doivent être prises en considération. Et il faut enfin reconnaître l'erreur capitale que le PQ a commise en acceptant béatement (et candidement) de s'imposer une étape supplémentaire (et superflue) que même nos adversaires de l'époque (1974) n'avaient jamais osé imaginer. Tant que nous ne réussirons pas les gens à nous faire confiance pour mettre en oeuvre un programme de pays, jamais nous ne pourrons voir le pays du Québec.

Zach Gebello, 50 ans, St-Andre Avellin
Date: 2007-08-27 à 17:18

Bravo! Pour avoir proposé cette commission à Charest, M. Bernard! Et surtout avoir proposé G. Bouchard!

Ils perdent le contrôle!

Le chat va enfin sortir du sac!

Le peuple Québécois va enfin voir la m... qu'on a voulu lui faire avaller depuis si longtemps!

Zach Gebello, 50 ans, St-Andre Avellin
Date: 2007-09-06 à 13:04

Quelle bande de bouffons!!

Le PQ et le Bloc pointent le “NOUS” Québécois comme le problème principal sujet à être réévalué par la commission des accommodements raisonnables!

Celon ces zigotos, le problème n’est pas les immigrants et leurs Églises et lois religieuses mais le “NOUS” Québécois qui est à définir!!!

Lisez çà:

Louise Leduc - Le lancement du livre René Lévesque, cosigné par l’ex-ministre Louise Beaudoin et son conjoint François Dorlot, a réuni toute la famille péquiste, hier, dans le Vieux-Montréal.

L’occasion était trop belle pour ne pas interroger quelques invités sur la réhabilitation, par Pauline Marois, du « nous » dans le discours péquiste. Que signifie pour les souverainistes ce pronom personnel, qui fait déjà grand bruit ? Posée à brûle-pourpoint, la question a entraîné les interlocuteurs dans les directions les plus diverses.

Bernard Landry (ex-premier ministre )

« Ce qu’on a entendu, c’est un « nous » inclusif, et c’est ça la doctrine du PQ. Le « nous », ce sont les hommes et les femmes qui composent la nation québécoise. Nous sommes tous égaux en droit. Seule la minorité anglophone a des droits particuliers. »

« J’espère qu’ils (la commission sur les accommodements raisonnables) vont aller dans le sens de ce « nous » inclusif, d’une société québécoise très accueillante, qui accueille des hommes et des femmes d’ailleurs pour s’intégrer à notre culture et apprendre notre langue. »Le lancement du livre René Lévesque, cosigné par l’ex-ministre Louise Beaudoin et son conjoint François Dorlot, a réuni toute la famille péquiste, hier, dans le Vieux-Montréal.

Jacques Parizeau (ex-premier ministre)

« Je ne fais plus de commentaire sur le tohu-bohu quotidien, mais j’ai quelqu’un, à côté de moi, qui au contraire y est plongé, alors… »

Lisette Lapointe (députée péquiste)

« Moi, je pense que c’est un « nous » bien semblable à celui qu’avait dit Jacques Parizeau en 1995. Ce « nous-là » c’est tous ceux qui vivent en français, et pas juste les Québécois de souche.

« J’ai des amis qui sont anglophones de souche de Westmount, qui sont dans ce nous-là, parce qu’ils sont francophiles, parce qu’ils parlent français, parce qu’ils vivent en français. »

Gilles Duceppe (chef du Bloc québécois)

« Le « nous », ce sont tous les Québécois et toutes les Québécoises, peu importe leur langue. (…) Des gens se joignent à notre histoire, en font partie, la modifient. Un Canadien, c’est quelqu’un qui habite au Canada. Un Québécois, c’est quelqu’un qui habite au Québec, et le Québec a une histoire, comme les Américains ont une histoire. Il y a des Américains qui se souviennent du Boston Tea Party et puis… qui sont venus de Chine. Et le lien entre le Boston Tea Party et la Chine, c’est le thé !!! »

Louis Bernard (ex-candidat à l’investiture péquiste)

« Quand on dit « Nous, les Québécois », on englobe tout le monde qui vit au Québec. Ça veut dire une certaine diversité culturelle, mais cette diversité culturelle ne remplace pas le fait que fondamentalement la nation est de nature et d’origine française, et doit le rester. »

Gérald Larose (président du Conseil de la souveraineté)

« Le « nous », c’est le Québec par rapport au Canada. Le « nous », c’est le nous français-Québec. Il n’y a pas de « eux » au Québec. Le « eux », c’est le Canada.

« Le « nous » « , c’est n’importe qui au Québec dont la langue publique est le français. »

Pauline Marois (chef du Parti québécois)

« Dans mon texte, il y avait une phrase qui disait : « On peut prendre le train de l’Histoire, peu importe de quelle gare on y accède ». À partir du moment où on choisit de vivre au Québec, de partager ses valeurs communes, de vivre en français en tout respect d’une minorité anglophone qui a fondé aussi le Québec (…), c’est un « nous » rassembleur. »

Guy St-louis, 57 ans, matane
Date: 2007-09-15 à 20:09

La societe quebecoise me donne l impression d etre vieille. moi meme 57 ans suis-je vieux? on est comme un peuple fatigue de perdre.Je crois qu on ne sais plus si on doit defendre notre heritage culturel, on est mele.La bataille pour la sauver s'annonce tres faible. j'en suis inquiet, est-on fatigue?


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