Né à Montréal en 1937, Louis Bernard a fait sa marque à la fois dans le secteur public et dans le monde des affaires. Membre du Barreau du Québec, il a obtenu une maîtrise en droit de l'Université de Montréal. Après avoir étudié, à titre de boursier du Commonwealth, au London School of Economics and Political Sciences, il reçoit un doctorat en droit administratif de l'Université de Londres.

En 1964, il commence une longue carrière au sein de la fonction publique du Québec. Il y sera, notamment, sous-ministre adjoint au ministère des Affaires intergouvernementales, chef de cabinet du chef de l'opposition, puis, en 1976, chef de cabinet du premier ministre.

En 1977, il est secrétaire général associé à la Réforme électorale et parlementaire où il contribue à l'élaboration de plusieurs lois importantes pour la démocratie québécoise, parmi lesquelles la réforme de la loi électorale, la Loi sur le financement des partis politiques et la Loi sur la consultation populaire, Par la suite, Me Bernard est nommé secrétaire général du Conseil exécutif, poste qu'il occupera de 1978 à 1985, puis de 1994 à 1995. À ce titre, il préside à la création, en 1985, de l'Ordre national du Québec et au choix de ses premiers membres.

Précurseur à plusieurs égards, Louis Bernard s'est fait avocat d'une fonction publique qui est dédiée au service de la population, dont la gestion est axée sur les résultats et dont les gestes qu'elle accomplit lui sont publiquement imputables. Dans un essai publié en 1987, Réflexions sur l'art de se gouverner, il analyse certaines des facettes les plus importantes de notre vie politique, soit le rôle de l'État, le fonctionnement du Parlement, l'organisation du gouvernement ainsi que les rapports entre le politique et l'administratif.

Après plus de 23 ans au service de l'État, Me Bernard se joint à la haute direction de la Banque Laurentienne du Canada où il contribuera, pendant 11 ans, à la transformation et à la croissance accélérée de cette institution financière québécoise. Il prendra sa retraite de la Banque en juillet 1998.

Depuis, il agit à titre de consultant, mettant à profit la vaste expérience qu'il a acquise tant dans le milieu des affaires que dans le secteur public. C'est ainsi qu’il a été nommé négociateur spécial dans le dossier des autochtones et mandataire gouvernemental dans le dossier de la réforme municipale dans la région métropolitaine de Montréal et dans celui du financement du transport en commun dans la même région.

La contribution exceptionnelle de Louis Bernard au développement de la fonction publique québécoise a été reconnue par l'Institut d'administration publique du Canada qui lui a décerné la médaille d'or Vanier, et par l’Institut d’administration publique du Québec qui lui a attribué son Prix d’excellence.  M. Bernard a été nommé Officier de l’Ordre national du Québec en 2000.

M. Bernard a été membre et président du conseil d’administration de l’Institut de cardiologie de Montréal et président du Comité aviseur du Fonds de lutte à la pauvreté.



©2005 Payé et autorisé par Claude Archambault, représentant officiel de Louis Bernard